mercredi 30 novembre 2011

D'île en île, de plage en plage, remontée de la côte ouest

Cette fois, je me fais une petite cure de balades auprès de la côte. Après les dernières sessions trekking dans la jungle et la montagne, je suis fourbu et compte bien retrouver un rythme pépère de touriste balnéaire.

Tout commence par Penang et sa capitale Georgetown. Cette île située sur la côte ouest de la péninsule malaisienne me dévoile ses charmes et se fait très facilement à bord d'un scooter pour quelques jours de détente. Sans oublier de bien suivre le guide de gastronomie : de nombreux touristes viennent ici spécialement pour déguster toutes sortes de plats locaux.



Temple Kok Lek Si










A bord d'un ferry, je remonte ensuite la côte pour rejoindre Langkawi, l'île la plus au nord de la péninsule à la frontière avec la Thaïlande. Magnifique archipelago de 99 îles, cet endroit a beaucoup plus de charme que Penang, mais souffre à mon goût d'un tourisme trop intensif. Quantités de resorts s'alignent le long de la côte et gâchent un tableau pourtant magnifique à l'origine. Après quelques jours de balade en scooter le long de la côte en compagnie d'un jeune australien, je me rends rapidement compte que le tour de la question est fait. La beauté attractive de ce décor me pousse à franchir la frontière thaïlandaise afin de mieux vérifier si le paysage là bas est davantage spectaculaire.




Paysage de Bretagne Sud ?






Et comment que la côte est plus belle ! Sans comparaison... Mais que de monde, que de touristes au sud du pays. Cela me rappelle instinctivement Kuta à Bali et son tourisme excessif : rabatteurs, hordes de touristes présents pour consommer un maximum. La région de Krabi, prétendue moins touristique de Phuket, me parait tout de même repoussante. Qu'à celà ne tienne. Je ne viens ici que quelques jours pour faire de la plongée. Malgré des eaux troubles marquées par la fin de la mousson, le récif coralien offre un beau spectacle, notamment à Koh Phi Phi où j'ai en ai profité le plus. Pas de veine pour moi ! J'avais pour la première fois l'occasion de vous montrer des photos prises sous l'eau, mais l'utilisateur suivant de l'appareil a vérolé la carte mémoire, m'empêchant ainsi de la récupérer. Je me contenterai donc de vous montrer quelques unes prises par mon instructeur.









Equipe de choc lors du raid boueux au lagon : un français, un suédois, un catalan et une américaine

Puffer fish

Lion fish, mon préféré !! :oD


Ne mets tes doigts trop près, ca risque de pincer très fort

Sea slug



Après ce petit séjour du côté de Krabi, je remonte l'étroite bande de terre séparant la mer d'Andaman au Golfe de Thaïlande. Ayant eu vent d'un coin tranquille et non touristique appelé Prachuap Khiri Khan, je prends mon informateur au mot et pose mes bagages pour quelques jours là bas. Ce voyageur hollandais rencontré à Cameron Highland avait vu juste. Cet endroit magnifique semble authentique et non entaché par le tourisme. Après avoir été pris en stop par un vieux bonhomme tout souriant qui me dépose devant une chambre d'hôte en bord de mer, je vois fièrement affiché un drapeau breton à l'entrée de l'établissement. Incroyable ! Il fallait que je découvre le mystère de cette présence inattendue ! Il s'agissait tout simplement d'un quimperois exilé depuis des années ici et qui tient dorénavant un bar dans le bourg (comme par hasard) après avoir tenu ce petit hôtel. Dès mon arrivée au bar, une complicité s'installe entre lui et moi et c'est finalement toute la soirée que je passe là bas. Le lendemain, après une longue journée de visite de la "Rio" thaïlandaise (nommée de cette façon par les locaux due à une forme de baie similaire à la ville brésilienne), je subis mon premier accident de la route en scooter avec un jeune adolescent. Sans rentrer dans les détails, je m'en sors presque indemme, malgré une belle frayeur ! Ambulance, hôpital, poste de police, j'ai le droit à la totale. Heureusement que Fred le tenant de bar breton était là pour voir si tout allait bien. Argumenter sur les causes de l'accident avec un agent de police thaïlandais pressé par la mère et la tante du gamin, je vous assure que c'est pas gagné. Au final, torts partagés et un billet à la famille pour calmer leurs ardeurs puis tout rentre dans l'ordre. Il fallait bien sortir la bouteille de pastis pour clore l'affaire :o)





Sympa comme panneau "STOP"

Ils ont même leur propre façon d'écrire Pepsi

Prachuap Khiri Khan, mon pêcher mignon







Ce court mais intense séjour achevé, je quitte les lieux pour remonter vers la capitale Bangkok et découvrir une ville aux dimensions incroyables. Il parait que les inondations se sont calmées. On va aller voir ça !

dimanche 13 novembre 2011

Malaisie : modernité, mélange des cultures et nature luxuriante


En arrivant à Kuala Lumpur, quel changement de décor ! En apparence la capitale malaise a les mêmes traits qu'une ville moderne occidentale, avec des buildings lumineux se perdant dans les nuages et de larges autoroutes reliées par des échangeurs complexes. Mais rapidement, de nombreux signes de la religion se distinguent nettement du décor : l'architecture des batiments, les voiles portés par les femmes, des affiches de personnages religieux. Le pays affiche fièrement son appartenance à l'Islam et ne fait pas dans la demi mesure. Un peu exagéré pour quelqu'un venant d'un pays laïque... La population est elle aussi surprenante par son caractère hétéroclite : chinois et indiens se mêlent à une population locale proche des indonésiens. Ce mélange s'en ressent tout de suite au niveau de la gastronomie. Une nourriture aussi diverse qu'abondante et subtilement épicée. Un vrai bonheur ! 

Pendant ces quelques jours dans la capitale, j'ai de nouveau été accueilli par un couple de couchsurfers et leur famille. Ils m'ont introduit dans cet étonnant pays, m'intimant ses forces et ses faiblesses. Fuyant la mousson déversant ses pluies torrentielles, je me suis réfugié dans les musées pour tenter de mieux décrypter l'histoire et la culture de ce pays. 

Grottes de Kota Batu

Art boudhiste


La Grande Mosquée


Independance Place

Petronas Twin Towers


Ancienne gare ferrovière

Ma famille d'accueil à Kuala Lumpur

Mais la pluie aura rapidement eu  raison de mon départ pour Malacca, un peu au sud sur la côte ouest de la péninsule. Au croisement des échanges commerciaux entre les grandes puissances voisines, l'ancienne capitale est un exemple parfait des mélanges des cultures. Successivement colonisée par les portugais, les hollandais, les anglais et pendant un court temps les japonais, cette ville aura connu entre le XVIème et le XXème siècles des influences qui ont laissé des traces dans le charmant décor de cette petite ville. Les facades des batiments sont généralement colorées, munies d'ornements et d'inscriptions majoritairement chinoises. Le canal servant au transport des marchandises acheminées dans la ville sert dorénavant aux bateaux chargés de touristes et donne une légère touche de romantisme. Les églises chrétiennes rivalisent dans leur splendeur avec les mosquées aux formes arrondies . Le temps est clair et l'air marin apporte un peu de clémence aux températures équatoriales. La nuit, les batiments officiels et les rues illuminées par des tons vert sapin ou orangeâtres donnent un peu de magie et invitent à s'assoir à une table pour déguster des boissons locales : teh tarik (thé au lait concentré), laasi (à base de yahourt) ou encore un jus de fruits frais.

Clock Tower de Malacca




Vestiges de ramparts

Roue posée au XIVème siècle afin de déservir l'eau aux nombreux marchands de la ville

Musée de la Marine en forme de navire portugais




Mosquée

Temple boudhiste


Bâtiment en mémoire de l'indépendance de Malacca

Porta de Santiago

Une autre mosquée :)

Une autre église :))

Musée de Baba et Nyonya : descendants de l'alliance entre malais et chinois

Puis un gros changement d'atmosphère s'opère. Prenant la route vers Jerantut et ses terres valonnées de la péninsule, je pénètre dans la jungle sauvage et compacte de Taman Negara. Après trois heures de bateau remontant les eaux saumâtres du fleuve Tembeling, j'arrive dans un petit village indigène composé de petites maisons flottantes ou accrochées sur des monticules de terre humide. Au programme, parcours de la plus longue canopée du Monde et trekking à travers l'épaisse végétation peuplée d'insectes étranges et d'animaux cachés : singes, cochons sauvages, iguanes ou tigres. Pataugeant dans les flaques boueuses des sentiers, les sangsues attirées par la présence humaine viennent s'accrocher sur les chaussures pour se délecter d'un sang chaud et chargé en oxygène. Arrivé à un refuge après plus de six heures de marche harrassante sous une chaleur humide et étouffante, je rencontre d'autres randonneurs épuisés prêts à partager la nuit pour observer les animaux plus propices à sortir de leurs cachettes. Finalement, pas grand chose à voir si ce n'est le ballet de lucioles donnant une teinte féérique à ce paysage hors du commun.


Village flottant sur le fleuve Tembeling

Canopée


Obélix, il est 12h12 !

Si je vous jure, ce sont des insectes !

Timber ant : jamais vu de fourmis aussi grosses !!




Faire du feu en moins de 15s avec seulement du bois, c'est possible !

Hutte pour famille indigène le long de Tembeling


Ahah ! Ne jamais me dire cela ^^

Autoroute pour fourmis

Où qu'il est le chemin ??




Un abri pour la nuit

Pinaise ! Jamais autant sué de ma vie...

Passage de rivière obligatoire



Après cette expérience intense, direction les plantations de thé aux Cameron Highland en compagnie d'Aline et Bruno, un couple de français rencontré pendant mon séjour dans la jungle puis par hasard à la gare ferrovière. L'itinéraire semble scabreux mais la motivation ne manque pas. Arrivé à Gua Musang, aucun bus local ne permet de se rendre vers notre destination. Après une période d'errance dans ce petit village enclavé dans des montagnes abruptes spectaculaires, un taxi nous emmène pendant presque deux heures dans les montagnes sans avoir une idée concrète de notre position. Notre carte est incomplète et le chauffeur semble être loin d'être sûr de la route à prendre. Ne parlant pas un mot d'anglais, dans une nuit noire épaisse, la situation vire au comique. Après une escale à un restaurant local perché dans les nuages, nous avons finalement confirmation d'être sur le bon chemin. Ouf !
L'air à cette altitude y est beaucoup plus frais et la pluie refait son apparition. Le vert éclatant des collines invite à de nombreuses balades pendant le journée, avant que les pluies orageuses du soir ne nous chassent pour s'abriter sous les toits des restaurants et déguster des mets locaux toujours aussi succulents.


Forêt de mousse de plus de 100 000 ans


Ferme de légumes dans les Cameron Highland

Plantations de thé


Habitations pour travailleurs dans les plantations de thé
Après ces deux premières semaines en terre malaise, je décide finalement de rejoindre la côte ouest de la péninsule et remonter davantage vers le Nord. En espérant que la mousson ne fasse pas trop des siennes ! (^_^)

A bientôt pour de nouvelles aventures !