Hallo meine Freunde!
Ce coup-ci c'est décidé, je me lance dans le boulot :o)
Adieu foule de touristes et hommes d'affaires! je quitte la ville et les zones balnéaires pour un moment et avec une certaine joie contenue. C'en était trop : Sydney, Brisbane, la sunshine coast, la gold coast... Il fallait que je change d'atmosphère. J'ai donc filé vers l'ouest, dans le "bush" de la Nouvelle Galles du Sud. Plus précisément à Bathurst à environ 4h de route de Sydney. J'avais rdv vous chez l'apiculteur (un français !) qui devait me prendre sous son aile et m'apprendre les bases de son métier. En échange, je l'aiderais dans ses tâches du quotidien et en bonus, je lui proposais mes compétences en informatique. Et cela semblait l'intéresser. Il avait en effet comme projet de monter un site de e-commerce et d'étendre son marché du miel à l'international. Vendre du miel mono-floral aux bobos de l'Europe occidentale qui se vend mal en Australie, voilà un filon qu'il est bon à creuser !
Sur la route, j'ai eu l'opportunité de m'arrêter aux blue mountains, mais organisé comme je suis je les ai finalement passées à la nuit tombée. Raymonde aura par contre moyennement apprécié l'ascension de ses moyennes montagnes en donnant quelques signes de faiblesse. Rien de bien méchant je vous rassure...
La région a un côté rural bien prononcé. Pas ou peu d'étrangers dans les parages, rien que de purs locaux. Les rues ont des allures de décors de westerns, mais le goudron a remplacé la terre poussiérieuse.


Des orages puissants se manifestent, et la pluie ne cesse de tomber après dix longues années de sécheresse. La nature se réveille à nouveau et pousse au milieu des eucalyptus desséchés. Les paysages sont saisissants, les cacatoès noirs atteignant 1.5m d'envergure et les kangourous se découvrent au début du crépuscule.


La vie dans cette ville de presque 40000 habitants est plutôt morose. Un centre ville délimité par quelques rues commerçantes mais son étalement en fait une ville peu animée après les heures de bureau.
Des orages puissants se manifestent, et la pluie ne cesse de tomber après dix longues années de sécheresse. La nature se réveille à nouveau et pousse au milieu des eucalyptus desséchés. Les paysages sont saisissants, les cacatoès noirs atteignant 1.5m d'envergure et les kangourous se découvrent au début du crépuscule.
La vie dans cette ville de presque 40000 habitants est plutôt morose. Un centre ville délimité par quelques rues commerçantes mais son étalement en fait une ville peu animée après les heures de bureau.
Cette ville est surtout connue pour son circuit d'automobiles, accessible en voiture. Je n'ai pu m'empêcher d'emmener Raymonde y faire un tour. Et je pense sinèrement qu'elle a aimé la balade, à en croire la température du moteur :
Le premier contact avec l'apiculteur fut plutôt froid. Aïe, pas l'air commode le bonhomme ! Bon, c'est vrai qu'une arrivée à 23h n'est pas des plus triomphantes, et j'avais oublié la bouteille de pinard en guise d'accueil. Je me suis couché sur un matelas posé à la va vite dans le salon et je me suis fait tout petit. On verrait bien le lendemain...
Les jours suivants ne furent finalement pas plus glorieux. Sensé m'expliquer les différentes tâches de son boulot, ce type communiquait très peu et surtout semblait mal luné. Un apprenti à qui on ne donne pas de consigne ne sert pas à grand chose... J'arrivais tout de même à lui sous tirer des informations en enchainant les questions, mais cela n'était pas suffisamment structuré pour apprendre correctement les principes. Sans m'étaler sur le sujet, j'ai surtout observé le fonctionnement de l'élevage des reines. Une fois capturées celles-ci sont vendues à d'autre apiculteurs qui vont les introduire dans des ruches orphelines pour la production de miel. J'ai sinon eu le bonheur de gratter les cadres des ruches pour enlever les teignes, le miel et la cire pourris ainsi que les toiles d'araignées.




En fin de semaine, je craquais déjà. Il mettait mal à l'aise tout le monde, y compris sa famille parfois. Le couple de français également en pension chez lui n'en menait pas large non plus. Aucun contrat de travail qui ne se pointait à l'horizon. Bref, ça sentait le plan foireux. Je lui ai fait part de mon désir de partir, ce qui semblait pas du tout le déranger. Tant mieux ! J'ai déguerpi, levé le camp, les jambes à mon cou. Ouf! je me sentais déjà mieux. Je peux le dire maintenant, ce type était un vrai con. Voilà, ça au moins c'est fait ^^
Le soir même de mon départ de chez lui, je rencontrais l'apiculteur le plus influent de la région (et ancien patron du gros con français) qui me donna le contact d'un autre apiculteur sur Young, à 2h au sud ouest encore plus dans les terres. Cette région est connue pour être la capitale australienne de la cerise. C'était peut-être l'occasion d'alterner l'apiculture et la cueillette là bas. D'autre part, j'avais relancé la filière couchsurfing (www.couchsurfing.com pour les non-connaisseurs) pour faire connaissance avec des gens de la région et j'ai été invité par un couple de soixantenaires pour le diner et y passer la nuit. Ils ont été admirables, et m'ont accueilli chaleureusement dans une belle villa au milieu de la nature. Une vue depuis la maison ma foi pas dégueulasse :