lundi 1 août 2011

It's Broome time!

Hi mates!

Mais qu'a t-il bien pu se passer pour en arriver là ? Cet endroit me laisse perplexe, pas seulement par la beauté de cette péninsule entourée par l'Océan Indien, mais pour l'attachement que je me suis fait d'un endroit aussi touristique. Il est dit qu'en Australie, les backpackeurs se retrouvent au moins deux fois. Et Broome est peut-être une place qui vérifie cette théorie. Entre les voyageurs remontant de Perth et ceux quittant Darwin, c'est l'endroit parfait pour y faire des rencontres ou des retrouvailles. Ici, il fait beau tous les jours; le ciel bleu, un soleil généreux pour une moyenne de 30°C. Je me suis surpris à faire la moue lorsque quelques rares nuages faisaient parfois de l'ombre. Incroyable ! un breton se comportant tel un azuréen. Malgré ces airs de vacances balnéaires, l'objectif est avant tout de trouver du travail. J'ai encore beaucoup de choses à visiter dans ce vaste pays, il me reste peu de temps et les dollars viennent à manquer.

Après un weekend de détente, je me mets aussitôt en quête d'un travail, balayant tous les secteurs d'activité. Mais le problème reste le même : peu d'offres d'emploi pour un nombre incroyable de voyageurs. Ici les français occupent en masse les parkings des plages, attendant dans leur van un hypothétique travail. Cette vision de camp de manouches, où les affaires de cuisine s'étalent sur les places de parking voisines ne font pas toujours bonne figure auprès des australiens qui préfèrent se payer des emplacements de caravan park aux prix exhorbitants. Sans le sou, le français préfère dormir dans son van et joue au chat et à la souris avec les rangers. C'est donc la même rengaine, se lever à 6h du matin pour éviter d'accumuler les amendes de 100$ pour camping illégal. Il reste néanmoins la solution de sortir de la ville le soir (avant la tombée de la nuit pour éviter de percuter un kangourou) et se poser sur une aire de repos, quelque peu fatigante à long terme. Pour ma part, j'ai la chance de découvrir un terrain en construction tout près de Cable Beach, le point de rendez-vous de tous les backpackers. Une aubaine ! Certes un terrain vague comme chambre à coucher peut paraitre glauque, mais c'est amplement suffisant pour Raymonde et moi, d'autant que les rangers n'y passent pas et que l'ombre me permet de dormir jusqu'à 9h. Je me garde donc bien de diffuser l'information à quiconque pour éviter de perdre ce que je finis par appeler le "secret spot".

Mais revenons en au travail. Par l'intermédiaire d'une française que je rencontre à Cable Beach, je décroche en quelques jours seulement un plein temps au snack bar juste à côté. Dans cet établissement, les tâches sont multiples : faire la vaisselle, passer le balai et la serpillère, servir les clients, faire les cafés, tenir la caisse. Le seul souci est d'avoir promis au patron de travailler ici jusqu'à Octobre, sachant que je ne compte rester ici qu'un mois. Le fameux mensonge de fidélité à l'employeur, seul sésame pour obtenir le poste. L'équipe est composée d'anglais, de coréens, de taïwanais et de français et l'ambiance y est plutôt bonne.

Côté sorties, les possibilités ne sont pas extravagantes pour une ville de 20 000 habitants mais un programme hebdomadaire se met naturellement en place. Le concours de t-shirts mouillés du jeudi à l'Oasis parait ringard, mais rassemble la plupart des backpackers et des locaux pour y dépenser le salaire de la semaine. Un traquenard auquel je dois me méfier. Car dès que les deniers s'amassent dans la poche, la tentation de profiter de cette région paisible se fait sentir. Suivant le cortège des saisonniers festifs, je me laisse porter par cette ambiance de vacances de plus en plus souvent, pour ne pas dire tous les soirs... Pour le confort de la vie de tous les jours, je finis par m'installer dans le caravan park collé à mon travail, partageant l'emplacement avec un américain et une allemande. Dormir au secret spot devenait lassant, et pour être honnête, l'idée de me poser à un endroit me parassait plus sage. Après plus de trois semaines de travail, l'annonce de mon départ au patron ne le fait pas sourciller. Peut-être savait-il déjà que je ne resterais pas là pour longtemps. Ou peut-être que ma technique de balayage ne lui convenait pas assez. Toujours est-il qu'il me propose aimablement de quitter mes fonctions dès le lendemain, m'envoyant directement sur la case "vacances". Un renvoi que je pris presque comme une offrande :o)
Cela me laisse donc quelques jours de détente ici avant de repartir sur les routes.

Au final, beaucoup de rencontres, de retrouvailles, de fêtes, de soleil, de baignades (il ne faut l'oublier), un portefeuille qui refait bonne mine. Je finis par penser de manière nostalgique à cet endroit que je vais bientôt quitter. A mon arrivée ici, un ami irlandais m'avait confié cette expression : "It's Broome time ma'an". Avant de préciser : "Au début cet endroit te parait vulgaire, mais ici tout est si dingue que tu finis vraiment par t'y attacher. Tu penses rester là pour quelques semaines, et après plusieurs mois tu es toujours à Broome.". Malgré mon envie de repartir sur les routes, je me demande s'il n'a pas visé juste.

La prochaine étape ? Cairns, en passant par Darwin. Quelques milliers de kilomètres pour rejoindre la côte est. Tout d'abord l'espoir de retrouver un aborigène rencontré ici, qui m'a promis de chasser le kangourou à la lance et passer l'épreuve du feu pour me libérer des ondes négatives des blancs. Je ne plaisante pas ! Ensuite, les parcs nationaux au Sud de Darwin pour y observer des crocodiles à l'état sauvage. Un éventuel crochet par le majestueux Kakadu National Park, et enfin rejoindre la barrière de corail pour nager à nouveau avec les poissons exotiques. Je vous raconterai tout ça bientôt (^_^)


Pour finir, quelques photos en pagaille !

Bienvenue dans le Kimberley, le pays des crocodiles :o)


Cable Beach, là où j'ai passé la majorité de mon séjour

Les collègues de Cable Beach General Store

Willie Creek et sa ferme de perles

Je vous avais dit qu'il faisait beau ici ! ^^

Un aborigène pêchant à marée desendante

Je vous rassure, je suis encore en vie

Un angle de vue depuis la chaise longue de mon site de camping


Manifestations contre la mise en place d'une usine d'extraction de gaz sur les terres aborigènes. Un projet immense de plusieurs milliards de dollars...


Point Gantheaume, terre aborigène de légende au sud de la péninsule

3 commentaires:

  1. aha génial, jte vois completement devenir un vrai aborigène !

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  2. Un aperçu très coloré particulier à l'ocre attire ma vue, c'est toujours aussi plaisant. Continue ta route avec un oeil contemplatif.

    A bientôt Eric !

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