mercredi 2 février 2011

Ross, Tasmania

Nouvelle année, nouveaux challenges. C'est le Ricus 2011 qui affiche son ambition : le travail !

Je vous rassure, ce n'est pas une sinécure. Avec un petit mois de travail lors de ces 6 derniers mois, j'ai fini par perdre la notion de ce terme. Mais lorsque le portefeuille crie famine, la motivation n'est pas difficile à trouver.

Me voilà donc en Tasmanie à Ross dans le midwest, petit village charmant où les touristes sont plus nombreux que les habitants. Un bar, un bureau de poste, deux boulangeries et une station service, le tout dans une rue calme bordée d'arbres centenaires. Pour la minute histoire et patrimoine, Ross possède l'un des tous premiers ponts en Australie par des forçats en 1836. Voilà ! le décor est planté.



Ross, petit village charmant au milieu de la Tasmanie

Pour arriver à destination, il faut reprendre la route principale vers la capitale Hobart au Sud de l'île. Après quelques kilomètres se situe la ferme où je vais passer un mois à cueillir des cerises. Pas moins de 50 tonnes nous attendent et les jours vont être longs. Une vingtaine de pickeurs sont sur le site prêts à partager cette fantastique aventure. Ils viennent d'un peu partout : Allemagne, Hollande, Angleterre, Taïwan, Japon et bien entendu la France qui forme le gros des troupes. Cocorico !
Une bonne bande de fêlés qui comptent tout comme moi faire le tour de l'Australie, et au passage un bon paquet de pognon à cueillir des cerises. Et l'affaire s'annonce juteuse car Les cerises sont grosses comme des prunes. Je ne parle pas du patron qui stresse comme un fou à la vue de toutes ces cerises qui peuvent tomber si une satanée intempérie déboule. La voilà la carotte, l'appât du gain se fait sentir et la motivation n'est pas difficile à trouver ! Malheureusement, le travail n'arrive pas tout de suite car les cerises ne sont pas prêtes et le temps est morose. C'est marrant, on se croirait en Bretagne. Après un court voyage du côté du parc de Freycinet et la vue d'une côte de granit rose (décidément), nous voilà un peu coincés à la ferme à ne savoir que faire de notre pauvre existence. Qu'à cela ne tienne, avec tous ces barjots l'ambiance n'est pas difficile à mettre au beau fixe : guitares, harmonicas, jeux de cartes et de société, un peu (beaucoup) d'alcool et le tour est joué. On assiste à un remake de colonie de vacances pour adultes (quoique...) et la connaissance des comparses n'est pas difficile à établir. Ils font dans la vie de tout et n'importe quoi, ont l'esprit ouvert et l'âme généreuse. Et c'est pas de trop, car partager une gazinière électrique et un frigo à vingt personnes demande de l'organisation et une certaine flexibilité. Pas di problém ! le groupe s'organise, les courses se font en gros et on s'assoit là où on peut pendant les repas. Pour le logement, c'est premier arrivé premier servi. J'ai la chance de bénéficier d'une chambre avec un collègue hollandais. Pas de porte ni de volet certes, mais au moins je suis au sec et à peu près au chaud. Ceux qui seront arrivés plus tard n'auront que le choix de la tente ou la voiture. Et croyez moi, certaines nuits ont vraiment été glaciales. Pas toujours la panacée après une journée de travail de 12h :oS

Environ deux semaines après mon arrivée, le boulot démarre enfin sérieusement avec pas moins de 14 jours de cueillette non stop atteignant parfois 13h par jour. J'avoue avoir eu parfois quelques signes de faiblesse en manquant le dernier jour et d'en avoir même rêvé pendant la nuit. Et pourtant ! Quelle chance de pouvoir travailler debout à l'ombre des arbres alors que certains métiers agricoles demandent de se casser le dos toute la journée sous le soleil australien. Et puis... sur le flanc d'une colline, la vue sur la vallée est imprenable.

L'hygiène de vie en prend quand même pour son grade, notamment la nourriture. Sans compter le manque de place dans la cuisine, le coeur n'y est plus à préparer les repas pour 10 personnes. Du coup les pâtes alternent avec le riz, et les légumes se résument à des boites de conserve. Je me souviens tout particulièrement d'un repas de midi où mon ami Tim nous prépara de la mousline à la tomate en conserve. Délicieux ! Je tiens à rassurer ma chère Maman que nous avons toutefois préparé des plats équilibrés lorsque l'occasion (la motivation je l'avoue) se présentait.

Une fin de cueillette sur les rotules, une fête de remerciement dans la cottage du patron, quelques larmes lors du speech de ce dernier, et une soirée mémorable qui clôt ce séjour de manière brillante. J'adore.

Trèves de blabla, je vous laisse quelques photos de ce séjour qui me laisse presque déjà nostalgique.

Je vous embrasse tous bien fort.



Mark l'anglais qui fait la cuisine. On aura tout vu.


Journée relaxation avec pêche et baignade

Vue depuis le verger

Remise des trophées des meilleurs éléments de la "Cherry Picking Team"

Sam le patron à droite. L'homme qui insère le plus de "fuck" dans une phrase au Monde. Ex : "Fuck! I give you fuck. Fuck off!!"


Séance désaltération après une journée de travail

Thomas hollandais participe au nettoyage de la cuisine. Un fait rare à prendre en photo.
Tim hollandais après la cueillette sous la pluie. Thanks god! Le raggae redonne un peu de soleil !

Lever de soleil avant d'aller au travail. Pas dégueu...

Porte d'entrée d'un ancien collège catholique en ruine, près de notre campement.


Les pickeurs français en force !
Soirée BBQ

L'équipe au complet :o)

6 commentaires:

  1. Hi Eric
    Good to see you got some work with the cherry picking. Richmond is a quaint place. Money comes in handy when you get hungry!. Things are warming up on the mainland now. Very HOT in Bathurst. More rain coming in the next week down your way, courtesy of the Cyclones probably. Enjoy the Great Ocean Road and try and wait till inland temperatures subside before travelling too far away from coast. Cheers Kevin & Lyn in BATHURST

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  2. ouaip pas degueu le levé de soleil. pour ma part j'ai commence mon nouveau job et ca se passe bien

    par ailleurs le stade rennais se fait déglinguer depuis quelques matchs... ca ne pouvait pas durer, les résultats étaient trop bon pour ce club.

    ++

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  3. Hello Eric,

    Je me suis régalée à parcourir ton blog, de la vraie poésie, je suis à peu près sûre que de temps en temps les plats raffinés te manquent, n'est-ce pas ?

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  4. Salutas Ô Ericus
    Vraiment très interessant ( ces bas-reliefs)
    Photos magnifiques.
    Nous sommes tous très impatients de suivre tes nouvelles aventures.
    Bonne route pour la suite...
    Tous nos voeux t'accompagnent

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  5. pas très actif ce blog . dernier message le 02/02... mmmmhhh? :D

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  6. Purée une sacrée équipe !!! Alors la paye s'élève à combien ? :)

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