Enfin le temps, un accès Internet et l'inspiration réunis pour vous conter mes dernières péripéties. Beaucoup beaucoup de bonnes choses, quelques déconvenues. En tout cas une avalanche d'histoires abracadabranteques qui ont accéléré mon voyage de manière significative.
Alors prends quelques minutes à lire ce qui va suivre, cher lecteur. Oh oui ! je te vois bien en ce moment, tu commences une nouvelle année dans le froid et peut-être même sous la neige. On ne te souhaite que de bonnes choses pour cette nouvelle et heureuse année. Mais dans le fond, tout ce que tu veux toi c'est de la chaleur et du soleil. Eh bien, je vais t'en donner moi du soleil, et du soleil qui cogne et qui crame. Tellement que tu vas pouvoir le sentir. Alors accorde cette petite pause, histoire d'oublier ce foutu bureau qui te sort par les yeux et les oreilles ;o)
Le début de voyage s'est soldé par un faux départ de Young. La faute à cette pluie qui a fini par faire déborder les cours d'eau et couper les routes (ne vous inquiétez pas, je ne parle pas encore de soleil mais c'est pour y aller crescendo, histoire de m'adapter à votre situation ^^). Le lendemain fut finalement le bon pour un petit périple d'un mois alternant océan, montagnes et bush. Un mélange de couleurs et de décors qui illutre aussi bien la diversité que l'étendue de ce vaste pays. Premier choc : les Blue Mountains à l'est de Sydney. Un paysage de steppe aux sommets, des forêts humides aux flancs des montagnes. Les oiseaux se comptent par centaines dont les cacatoes blancs à crête jaune qui, par leurs cris de ptérodactyles, annoncent l'appel du repas dans la vallée lors du coucher de soleil. L'ambiance y est mystique, les hippies adorent.Un séjour de presque une semaine où la randonnée et le camping au coin du feu se sont succédés.
Ce fut aussi un changement brutal dans l'organisation du voyage. Partant à deux garçons et deux filles, ces deux dernières ont finalement décidé de rester plus longtemps là bas. Nous sommes donc repartis à deux vers Sydney pour retrouver Jenni, une allemande qui allait partager la route avec nous. Puis nouveau changement ! Par manque de compatibilité avec mon collègue, c'est nouvelle séparation qui m'amène à me rtetrouver seul le temps d'un jour. Je retrouve finalement Jenni et les deux filles laissées aux Blue Mountains sur la côte est en dessous de Sydney. Cela ressemblait fort au jeu des chaises musicales. Je me suis donc retrouvé en compagnie de trois charmantes demoiselles. Attention tout de même à l'overdose d'oestrogènes...
La semaine suivante ne fut que le plaisir du sable fin blanc et les eaux turquoises. La côte est au sud de Sydney n'a rien à envier avec celle en direction de Brisbane (jetez un coup d'oeil à google maps si vous êtes perdus ;o) La faune et la flore sont exotiques. A l'aide d'un masque et d'un tuba, j'ai vu un nombre incroyable de poissons sans avoir besoin de bouteilles de plongée : bancs de dorade, requin, raies d'un diamètre dépassant le mètre, et d'autres encore dont je n'ai malheureusement pas le nom. Les dauphins et les pélicans étaient aussi là pour nous saluer à Jervis Bay. Ce parc national, enclave du territoire de Canberra en plein New South Wales vaut vraiment le détour. Vous serez dorénavant avertis ;o)
Bien entendu, il y a aussi les kangourous. Ils étaient présent par dizaines dans cette région. Ou encore des possums : des rongeurs de la taille d'un chat qui se sont permis, perchés dans un eucalyptus, de nous pisser dessus pendant le diner. Un conseil : n'essayez pas de chasser un possum dans l'arbre surtout si vous êtes juste en dessous. Possum perché, risque de saucée.
Mes trois petites protégées apprécient tout comme moi le camping sauvage. Fuyant les zones hôtelières ou les caravan parks, là où les touristes avides de confort s'agglutinent, nous avons alterné forêt, dunes de sables ou encore à la belle étoile sur la plage ou près d'un lac. La vue des constellations comme un immense papier peint bleu nuit pigmenté d'étoiles scintillantes, le bruit des vagues brassant le sable, la pleine lune telle une lampe de chevet, cette immense chambre donne presque envie de renoncer définitivement à un lit dans une chambre fermée.
Deux jours avant Noël, une infection intestinale s'invite dans mon voyage et me voilà tout à coup faible et sans défense, rappelant à ma conscience que le confort d'un chez soi présente des atouts non négligeables. Par chance ou peut-être grâce au destin, un australien nous ouvre les portes de son appartement et nous loge le temps de mon rétablissement, et aussi à cause d'un temps plutôt morose. Nous avons finalement passé Noël chez lui dans une ambiance très spirituelle faite de cartomancie, de Reiki et d'influence des cristaux. En résumé, un voyage spirituel dans le voyage. Mon état de santé s'est amélioré en même temps que le soleil est revenu. Etrange, vraiment étrange...
Après cette semaine sur la côte, nous voilà de nouveau dans les montagnes, dans le parc national Kosciusko ou encore le toit de l'Australie, avec un modeste pic de 2229m. Lieu de culte et de rassemblement des aborigènes il fut un temps, l'air y est beaucoup plus froid et sec. Les gommiers brulés par l'incendie de la décennie passée ont une couleur blanche éblouissante et semblent nous observer tels des gardiens de la montagne. Miraculeusement, ils ne sont pas morts et leur bulbe précieusement conservé à la base fera réapparaître de nouvelles pousses dans une centaine d'années.
Après avoir déposé Jenni à une gare qui devait passer le nouvel an à Melbourne, nous nous rendons de notre côté vers un confest rassemblant une communauté de hippies près de Moulamein, près d'une crique appelée Billabong dans le fin fond du bush du New South Wales. La chaleur y est suffocante et les insectes grouillent : araignées, fourmis géantes, mouches, mais surtout les moustiques qui apprécient les innondations monstrueuses du mois précédent. Ils attaquent par milliers et ne lâchent pas leurs proies. Ils piquent au travers des vêtements, y compris les jeans les plus épais : un vrai cauchemar. Même les mouches apparaissent comme un problème dérisoire, qui n'hésitent pourtant pas à se loger au niveau des yeux et des oreilles. Je repense à mon séjour sur la côte d'azur l'été dernier où le moustique tigré nuisait au crépuscule. Cela me semble maintenant bien dérisoire... Des évènements divers ont lieu là bas, comme l'explosion d'une voiture sans doute due à la chaleur. J'ai vu un nombre incroyable d'artistes, capables de travailler le bois, le cuir ou le métal, peindre des corps, jongler, danser, chanter ou jouer toutes sortes d'instruments. Les ateliers de méditation, de débats sur l'approche de la société ou encore sur l'échange d'énergie des différents des éléments donnaient parfois à cet évènement une touche irréelle. Ce confest fut pour moi une expérience étrange et intense, où la plupart des gens vont et viennent complètement nus, parlent aux arbres et les embrassent, effectuent des chants polyphoniques ou se couvrent de boue, peignent leurs corps avant de sauter partout en criant à tue tête à travers le village. Une expérience déstabilisante les premiers jours, où on ne sait plus trop qui on est, comment communiquer avec les autres, qui de leur part n'ont aucune jugement critique, rien que de la transparence et de l'amour. Une expérience forte, qui permet d'apprendre beaucoup de choses sur les autres et surtout sur soi-même.
Ayant besoin de sortir de cette ambiance surnaturelle, j'ai laissé les filles sur ce site particulier pour redescendre vers le sud en direction de Melbourne. J'ai réservé un ticket pour le ferry du 7 Janvier qui m'emmène en Tasmanie où j'ai trouvé un verger pour cueillir de nouveau... des cerises ! Après un court arrêt à Echuca où les innondations ont été très importantes, je me perds dans le bush près de Bedingo, une petite ville au Nord de Melbourne. Abordé par des paysans à la nuit tombée qui sont peu habitués à rencontrer des étrangers dans les parages, ils m'invitent à partir à la traque de kangourous à bord de leur gros 4x4. Une aventure non provoquée mais qui ressemble tellement à ce que je m'imaginais de ce pays avant de partir. Me liant de sympathie avec eux, ils me proposent le lendemain de me faire la visite de leurs ateliers de tonte de moutons et une traque d'émus sauvages, cousins des autruches. J'ai pu apprendre beaucoup de choses passionnantes à propos de leur métier ou d'histoires qu'ils ont eux même appris des aborigènes. J'ai pu goûter aux fameuses yabbies, des écrevisses d'eau douce que nous avons péchées, et chemin faisant je suis finalement resté chez eux pour une nuit de plus. Mais voilà, il faut repartir car le temps tourne.
En arrivant sur Melbourne, je rencontre Greg en compagnie de sa copine, cousin d'une copine de prépa. Un grand traveller qui a traversé le Canada en stop pendant l'hiver ! Un grand bonhomme plein d'humour. J'ai plusieurs plans pour crêcher avant de prendre le ferry, mais il faut pour cela rouler presque une heure dans la banlieue de Melbourne, et je n'ai plus le courage pour ça. Je décide finalement de dormir dans ma voiture au terminal en compagnie d'une allemande et d'un hollandais avec qui je vais faire la cueillette.
Et là, dans l'instant où je vous écris ces mots, je découvre les côtes de Tasmanie où il va surement se passer beaucoup de choses. J'espère que vous aurez lu ce message jusqu'au bout, et que vous prendrez tout comme moi un peu de votre temps pour me donner des nouvelles. Car même si je passe un super voyage jusqu'à maintenant, j'ai envie de savoir où vous en êtes. Alors racontez moi un peu comment se sont passées ces fêtes de fin d'année ;o)
Tu decouvres l'australie que je n'ose pas decouvrir seule!!
RépondreSupprimerJe suis contente de voir que Julia a du s'eclater spirituellement parlant, c'est genial. Et au moins tu pourras maintenant etre objectif qd tu parleras de ces choses là^^
Perso, jsuis a Perth et bouge bientot vers le sud pour cueillir peches et abricots, puis pommes... ou faire les vendanges...pour pouvoir continuer mon voyage.
Ah, oui!!! J'ai une raymonde en plus vieille^^
C'est pas la meme, mais elle y ressemble bien^^
Bon courage pour la suite, et surtout pour les cerises!!
Noemie
Hello Eric,
RépondreSupprimerJ'ai pris une bonne dose de lecture pleine de richesses et de diversité, cela fait vraiment rêver et peur à la fois, tu deviens un vrai baroudeur. Ici c'est la douceur et l'humidité depuis deux ou trois jours, histoire de changer. Bonne continuation !!!
Salut Pt'it Vinou,
RépondreSupprimerc'est sympa de te lire: je suis bien content de toutes tes aventures. Profite bien, c'est chouette!
Et bien sur, bonne annee!
Bizz
Clair
PS: j'arrive a Sydney du 12 au 15 juillet, tu y seras?
Hello,
RépondreSupprimerSuperbes photos ! Les couchers de soleils sont à couper le souffle.
Contente que tu aies eu l'occasion de voir Greg. J'espere que tout se passe bien pour lui la bas. Continue de t'éclater et de nous raconter !!
Bises
Claire
Salut ma poule!
RépondreSupprimerContent que tout se passe bien pour toi! Sacré périple :) Enjoy!
Wanou.
Hi Eric. Hope you have recovered fully. Pictures and exploits look like you are having fun. Hope Tasmania is good and await your report on the Apple Island. See you went to Euchuca. Best wishes Kevin & Lyn in Bathurst
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